Trop de sites perso et de publications sur les réseaux sociaux ne présentent que ce qui était teeeellement bien…au point de faire croire que les problèmes n’arrivent qu’à nous et pas aux autres… Voici donc pêle-mêle quelques reflets plus ou moins positifs…

Bien : La température en été :

Que ce soit la mer ou l’air les températures sont agréables en été : mer à 21-22 et air entre 17 et 27 selon l’altitude. Si on a trop chaud, il suffit d’aller faire trempette ou de monter un peu dans la montagne.

Bien : Les distances

Sur cette île, rien n’est vraiment loin. Et il existe des routes rapides pour aller presque partout, ou alors de petites routes si vous voulez flâner.

Pas terrible : la circulation

Les routes sont en bon état, mais elles sont étroites et raides pour une bonne partie d’entre-elles. Croisements difficiles, attention soutenue requise. Ou alors, les voies rapides sont vite surchargées dans la région de Funchal.

En outre, les voies d’accélération pour entrer sur l’autoroute sont très dangereuses car extrêmement courtes.

Pas terrible : le parking

Le parking sauvage sur les routes est fréquent. Les gens s’arrêtent n’importe où, parquent carrément sur la route, ne laissant qu’une voie de libre.

Dans le centre des agglomérations, il est souvent difficile de se parquer car c’est surchargé. Idem au départ des excursions de randonnée, les parkings sont vite pleins. Et les places de parc sont la plupart du temps minuscules.

Pour trouver des places, il ne faut pas hésiter à s’arrêter en périphérie des villages et à aller à pied.

Mention spéciale « fail » pour le parking couvert du supermarché Pingo Doce à Calheta : étroit, raide, sombre, avec une seule voie d’accès (quand une voiture veut sortir et une autre entrer, il faut que l’une d’elles recule…). Véritable piège, particulièrement pour les grosses voitures. Nous y avons griffé la nôtre malgré toutes les caméras et les aides à la conduite.

A éviter : louer une grosse voiture

Pour paraphraser quelqu’un de célèbre, la voiture doit être « aussi grande que nécessaire mais aussi petite que possible » (mais avec un bon moteur sinon certaines côtes seront difficiles à gravir.)

Nous avions commandé une voiture moyenne et nous nous sommes retrouvés avec un SUV Nissan Qashqai bien plus imposant. Nous avons vite compris pourquoi la plupart des véhicules étaient plus petits que le nôtre…

Pas terrible : le guidage GPS

Compliqué de trouver les noms de destinations dans tous ces Santo qui se ressemblent, voire correspondent à plusieurs endroits sur Madère même.

Et la qualité des données GPS laisse à désirer : plusieurs fois, le guidage voulait nous faire prendre des sens interdits, croyait que nous étions dans les champs car pour lui, la route n’existait pas, voire même voulait nous faire passer (avec la voiture) par des escaliers !!!

Contrasté : les cartes de crédit

Nous avons eu plusieurs fois des cartes non acceptées par le système. C’est la première fois que cela nous arrivait (et pourtant nous avons parcouru des pays peu habituels comme l’Arménie, la Géorgie ou la Russie.)

Les randonnées sur les chemins officiels, notamment, sont payantes. Il a été très compliqué de faire les paiements, la plupart de nos cartes ne passaient pas (et le paiement se fait uniquement en ligne).

Dans les restaurants et les commerces, ça fonctionne généralement, mais le système essaie toujours de faire une conversion en francs suisses à des taux très défavorables. A refuser à tout prix.

Contrasté : l’humidité

Bien agréable en montagne quand vous vous promenez.

En revanche, le brouillard peut aussi vous envelopper en quelques minutes.

Et ne comptez pas sécher votre linge rapidement.

Bien : la diversité des plantes

Même si une bonne partie n’est pas originaire de l’île (eucalyptus et séquoia, par exemple), c’est varié et très joli.

Bien : les points de vue

A de nombreux endroits sur l’île, vous trouverez un « miradouro », un point de vue aménagé, avec des vues impressionnantes. Certains sont très touristiques, d’autres sont quasiment déserts.

Moyen : les animaux

Rien de spécial du point de vue des oiseaux. Nous avons tout de même vu quelques pétrels, quelques sternes pierregarin et des puffins cendrés.

Les lézards, par contre, il y en a partout. Si vous avez la phobie des reptiles, n’allez pas à Madère ! Corollaire : il y a énormément de faucons crécerelles, qui s’en nourrissent.

Pour les cétacés, il paraît qu’il y en a beaucoup, mais les tours en mer pour les voir tiennent rarement leurs promesses. Ne pas partir avec trop d’attentes…

Du point de vue des poissons, la diversité se remarque… au supermarché ou dans l’assiette! Nous avons goûté un tas d’espèces rarement vues ailleurs

Les chats et chiens sont très communs aussi, et ne sont pour la plupart pas abandonnés, mais souvent pas en très bon état. Certains font pitié à voir.

Pas terrible : les photos d’animaux marins depuis le bateau

Avec le bateau qui bouge beaucoup (il y a toujours des vagues) et les animaux très vifs, c’est extrêmement complexe d’utiliser un gros zoom. Inutile d’aller au-delà de 200 mm, car c’est impossible à cadrer. Et à 200, les animaux sont plutôt petits sur l’image.

Pas terrible : le surtourisme

Comme presque partout, des spots sont complètement pris d’assaut. A éviter.

Moyen : les plages

Souvent petites, avec des gros galets. Madère permet de se baigner mais n’est pas une destination balnéaire. Ce n’était d’ailleurs pas notre but.

Surpris en bien : la gastronomie.

Plats originaux (le poisson-sabre au fruit de la passion et à la banane…) et très copieux mais la variété n’est pas très grande. Les mêmes plats sont servis un peu partout.

Pas terrible : les allergènes au restaurant.

Contrairement à d’autres pays où tous les allergènes sont notés sur chaque plat sur les cartes de restaurant, il faut chaque fois demander. Les serveurs ne sont en général pas au courant et doivent donc aller questionner le cuisinier. Dommage et pénible…

Bien : la communication

Nous ne parlons pas portugais, mais avons réussi à nous faire comprendre partout. Souvent en anglais, parfois en français ou en allemand. Les habitants parlent tous une ou plusieurs autres langues.

Fail : booking.com qui nous annule une réservation

Nous avons dû changer en catastrophe notre dernier hébergement car booking.com nous a annulé notre hôtel, soi-disant parce que la carte de crédit n’était pas valable. Gros coup de stress pour retrouver quelque chose à Funchal seulement 24 heures à l’avance.

Fail : bagarre avec les chatbots d’Easyjet.

Nous avons dû déplacer le vol aller pour un membre de la famille (à cause d’une date d’examens modifiée à la dernière). Il nous a fallu UNE DEMI JOURNEE au téléphone avec ces stupides bots avant d’avoir enfin une vraie personne au bout du fil, qui a eu aussi de la peine à comprendre ce qu’on voulait.

Bien : les levadas

Ces petits canaux d’irrigation, très semblables aux bisses valaisans, peuvent être suivis à pied et permettent de jolies promenades, faciles car en pente régulière.

Contrasté : les fruits et légumes

Les bananes de Madère se trouvent partout et sont excellentes. Pour le reste, de nombreux fruits viennent d’ailleurs.

Il y a des fruits de la passion de formes diverses.

Quant au « monstera deliciosa », ce fruit bizarre qu’on ne rencontre presque pas ailleurs, ça coûte très cher, on doit attendre que ça mûrisse. De plus, entre l’écorce épaisse et la grosse tige au milieu, il n’y a pas grand-chose à manger. Mais la chair est bonne.

Source : Wikipédia

Pour les légumes, bon point point pour les patates douces et gros fail pour les tomates (du moins à cette saison). Elles ont le même goût que les horribles tomates hors sol que l’on trouve chez nous en plein hiver…